Les marbres sauvages d iris Vargas

artiste sculpteur

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Interview


 

Iris Vargas est originaire du Venezuela et vit en région parisienne. Après des études à l’Ecole nationale d’arts plastiques de Caracas, de sociologie et d’anthropologie à l’Université centrale du Venezuela, elle arrive à Paris pour intégrer l’Ecole des Beaux-Arts. Elle étudie également la restauration de monuments historiques, et participe ainsi à la restauration des sculptures du Louvre, des Archives nationales et des Invalides. En 2006, on pouvait admirer quatre de ses œuvres dans les Jardins du Luxembourg.

Son travail actuel de taille directe sur le marbre se situe entre la maîtrise de la matière et le respect de sa forme initiale. Elle travaille tant des pièces monumentales que des formats plus réduits.

Comment s’effectue le choix de la roche ?

Je vais directement à la carrière, puis je choisis la roche à l’état brut en fonction de sa forme et de ce qu’elle m’inspire. Je me sers de la nature de la pierre pour mes compositions en profitant de ses qualités et de ses défauts. Le marbre est une roche pleine de mouvement naturel dans la forme et les mouvements, c’est avec ça que je joue.

Comment travaillez-vous vos sculptures ?

Les rocs m’inspirent soit un buste, soit une tête, soit un animal… Ils sont déjà là, au cœur de la roche, mon travail c’est de les révéler. Je sculpte et dessine le marbre avec des outils du plus grossier, la tronçonneuse, au plus fin, le diamant. Je le polis par endroits à la ponceuse. La différence de rugosité renforce le rapport très tactile et sensuel à la pierre.

Quelle est votre actualité ?

Le Salon des indépendants sera ma première exposition en Essonne. Certaines de mes œuvres sont aussi exposées dans de grandes galeries à Beaune et Paris, mais aussi à Eidelberg en Allemagne ou Lausanne en Suisse. J’ai réalisé également des sculptures monumentales qui sont installées de façon permanente à Villebon (face à la salle Jacques Brel), à Antony (près de la mairie), dans des collèges des Hauts-de-Seine, et deux autres encore dans les Pyrénées-Orientales. Peut-être qu’une de mes très grandes pièces rejoindra un jour Longjumeau !